Présentation

Présentation
Salut à toutes et à tous.

Je m'appelle Kévin Bauer, j'ai 16 ans.Je suis passionné de l'Empereur Napoléon (1769-1821) et de son empire. Objet dès son vivant d'une légende noire comme d'une légende dorée, il a acquis une notoriété aujourd'hui universelle pour son génie militaire et politique, mais aussi pour son régime autoritaire, et pour ses incessantes campagnes coûteuses en vies humaines, soldées par de lourdes défaites finales en Espagne, en Russie et à Waterloo, et par sa mort en exil à Sainte-Hélène sous la garde des Anglais.
Napoléon appartient à l'imaginaire de l'humanité. "Un Corse la finira", pouvait-on lire dans les mots "Révolution Française". Ce Corse, ce français, cet Européen a marqué de son empreinte indélébile la Terre des hommes. Oscar Wilde affirmait que "le dix-neuvième siècle, on le sait, est en grande partie issu du cerveau de Napoléon". Aujourd'hui encore, il ne laisse personne indifférent. Dieu ou imposteur, ogre ou sauveur, Prométhée ou despote, Attila ou César, nouvel Alexandre ou précurseur de Hitler, racisme en moins, responsable de l'irréversible déclin français ou sommet de la gloire nationale, homme des lumières et conquérant, dynaste et Robespierre botté, stabilisateur de la Révolution et créateur de la France centralisée, stratège génial aux défaites gigantesques, Napoléon Bonaparte, ce vaincu d'un tour d'Europe à pied, demeure le héros de la plus grande épopée des temps modernes...

Ce blog va retracer la vie de ce grand homme ainsi que son empire.Je vous invite tous à écrire des commentaires.
Bonne visite !

Voici quelques sites Napléonien
http://ameliefr.club.fr/index-france.html
http://www.napoleon.org/fr/fondation/index.asp
http://www.souvenirnapoleonien.org/
http://pagesperso-orange.fr/napoleonbonaparte/index-france.htm

Un jeu en ligne qui est super !!!

http://www.campagne-de-russie.com/

# Posté le dimanche 17 mai 2009 08:36

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 12:29

Napoléon et sa famille

Napoléon et sa famille
Son père : Charles Bonaparte (1746-1785)

Sa mère : Létizia Ramolino (1750-1836)

Ses frères : -Joseph (1768-1844), prince français, roi de Naples (1806-1808) puis roi d'Espagne (1808-1813)
-Lucien (1775-1840), prince français
-Louis (1778-1846), prince français, roi de Hollande (1806-1810)
-Jérome (1784-1860),prince français, roi de Westphalie (1807-1814)

Ses soeurs : -Elisa (1777-1820),princesse française,princesse de Piombino et de Lucques, puis grande-duchesse de Toscane.
-Pauline (1780-1825),princesse française, princesse Borghèse et duchesse de Guastalla
-Caroline (1782-1839),princesse française, grande-duchesse de Berg et reine de Naples.

Ses femmes :-Joséphine de Beauharnais (1763-1814), impératrice (1804-1814), épouse de Napoléon (1796-1809)
-Marie Louise d'Autriche (1791-1847), impératrice (1809-1814); épouse de Napoléon (1809-1814)

Ses enfants :-Napoléon François Joseph Charles Bonaparte (20 mars 1811, 22 juillet 1832), roi de Rome, duc de Reichstadt, connu également sous le nom de Napoléon II, bien qu'il n'ait jamais régné qu'en théorie 15 jours, entre la deuxième abdication de Napoléon et la Seconde Restauration. Le surnom de l'Aiglon lui vient de poèmes de Victor Hugo écrits en 1852.

Napoléon a également eu au moins deux enfants illégitimes, qui tous les deux ont eu des descendants :

-Charles, comte Léon (1806, 1881), fils de Catherine Éléonore Denuelle de la Plaigne (1787, 1868).
-Agnès Marie, qui deviendra cantatrice.
-Alexandre, comte Walewski, (4 mai 1810, 27 octobre 1868), fils de la comtesse Walewska (1789, 1817).
Et selon des sources plus contestées :

-Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra, fille de Françoise-Marie Leroy.
-Karl Eugin von Mühlfeld, fils de Victoria Kraus.
-Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (19 août 1805, 24 novembre 1895) dont la mère reste inconnue.
-Marie Caroline Julie Élisabeth Joséphine Napoléone de Montholon, fille de la comtesse Albine de Montholon (née à Sainte-Hélène le 26 janvier 1818, morte à Bruxelles le 30 septembre 1819).


# Posté le vendredi 26 décembre 2008 16:42

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 17:24

Différences entre règne personnel et tyrannie

Différences entre règne personnel et tyrannie
Napoléon n'était sûrement pas un dictateur comme nous l'entendons. Le régime impérial n'avait absolument rien à voir avec celui de 1793-1795: Là oui c'était la dictature (Une tyrannie) avec les exécutions de ceux qui n'adhéraient pas au régime.
Si Napoléon avait été un dictateur, Augereau, Bernadotte, Brune et même Lannes ne seraient pas devenus maréchaux mais auraient été décapités. Moreau n'aurait pas eu la vie sauve, pas plus que des intellectuels comme Chateaubriand ou Mme de Staël, sans parler de Carnot et Benjamin Constant.
Napoléon n'était pas plus avide de sang ni plus indifférent envers l'humanité que César, Frederik II ou encore Louis Philippe.
D'ailleurs on compare généralement le régime Napoléonien au régime « Césarien »
Bien entendus, Bonaparte (puis Napoléon) régna quasiment avec les pleins pouvoirs mais le terme de Despote éclairé lui convient mieux que celui de Dictateur, car malheureusement, de nos jours, peu de personnes savent faire la différence entre la Dictature « Césarienne » et la Dictature synonyme de tyrannie comme celle de 1793-1795 ou encore le règne de Louis XIV (Dragonnades)
Pour prendre un exemple parmi des centaines d'autres ; sous le Consulat, des Chouans Bretons massacrèrent dans des circonstances abominable l'évêque constitutionnel du Morbihan. On réclama des mesures immédiates et draconiennes. Cette affaire fût évoquée au conseil d'état, Bonaparte fit la déclaration suivante :
« On voudrait, pour venger l'assassinat d'un prêtre, me porter à proscrire en masse une classe de la société, m'engager dans des rigueurs et des mesures révolutionnaires. Je ne le veux pas ; je ne veux que des lois : elle doivent suffirent à la répression de tous les crimes »
Malgré les menaces d'attentats, la complexité des négociations diplomatiques, les problèmes politiques, les sujétions quotidienne du pouvoir, l'effort d'improvisations, il poursuivi avec une ardeur sans pareille la pacification intérieure et l'organisation administrative de la Nation.
J'ai dit plus haut que le régime Napoléonien ressemblait de beaucoup au régime « Césarien », car en effet, on constate plus qu'un parallélisme entre César et Napoléon : on constate une identification parfois totale.
(Au passage je précise que Napoléon avait voulu écrire un livre sur César mais ce projet n'a pas eu de suite... heureusement Napoléon dicta à Marchand (à Saint Hélène) un superbe, un très remarquable précis des guerres de César, ce précis est en fait une vie de César, une biographie...)
Tout au long de sa carrière il n'est pas exagéré de dire que l' « Imperator » était son modèle, en effet, si nous lisons le Précis des guerres de César (ou même un livre d'un brillant historien de notre époque) on s'aperçoit que lorsque le Sénat donna le pouvoir perpétuel à César ce dernier en usa à « la rédaction du Code civil, criminel, pénal.
Il fit dresser des projets pour embellir Rome de plusieurs beaux édifices
Il fit travailler à la confection d'une carte générale de l'Empire ainsi qu'une une statistique des provinces... »
Vis-à-vis de ses adversaires, comme les partisans de Pompée celui-ci pratiqua le pardon, il leur confia de hautes charges.
Napoléon souligna « qu'il ne faisait rien que par un décret du Sénat, les magistrats étaient nommés par le peuple et, s'il s'arrogea la réalité du pouvoir, il avait laissé subsister les formes républicaines »
Il dicta aussi que « après les proscriptions de Marius et de Sylla, la violation des lois par Pompée, cinq ans de guerres civiles, un aussi grand nombre de vétérans établis en Italie attachés à leurs généraux, attendant de la grandeur de quelques hommes et rien de la République, dans un tel état de choses, ces assemblées délibérantes ne pouvaient plus gouverner, César était donc la suprématie de Rome sur l'Univers et faisait la sécurité des citoyens de tous les partis »
Maintenant, je vais en revenir aux « points commun entre Napoléon et César », lorsque le Sénat donna le pouvoir perpétuel à Napoléon, ce dernier en usa à :
-L'instauration du Code civil, pénal, criminel, de procédure civil, du commerce...
-Embellissement de Paris avec : l'Arc de triomphe de l'étoile et l'Arc de triomphe du Carrousel, colonne Vendôme, Bourse de Paris, Halle aux Vins de Paris sans parler de la percée de la rue de Rivoli, ou de la distribution des eux et sans parler des nombreux travaux entrepris dans toute la France et l'Empire.
-Napoléon pratiqua le pardon avec les émigrés en les nommant à des postes importants, ce qui a permis d'effacer le passé et d'unifier l'opinion
-Napoléon ne faisait rien que par décret du Sénat, que par Sénatus- Consulte
-Napoléon en s'arrogeant la réalité du pouvoir laissa subsister les principes républicains
-Tout comme César, Napoléon pratiqua une politique de réconciliation nationale
On pourrait encore citer des dizaines voir des centaines d'autres exemples mais je me contenterais de souligner que les plus importants.

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 16:14

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 17:20

L'Empire entre monarchie et dictature

L'Empire entre monarchie et dictature
Une dictature ?


Au départ un coup d'État mais justifié par les carences de la constitution de 1795 qu'il était impossible de réviser par la voie légale, ses auteurs ayant prévu un délai de neuf ans entre l'initiative d'une réforme et la réforme elle-même. C'est donc tout naturellement que Sieyès fait appel à un militaire (il avait d'abord songé à Joubert puis à Moreau) pour intimider les deux assemblées, les obliger à proclamer la constitution de l'an III renversée et à en accepter une nouvelle, cru Sieyès, destinée à sauver la République.
Sieyès s'est-il arrêté à l'idée d'une dictature provisoire ? L'idée était dans l'air et déjà Marat l'avait revendiquée en 1793. Fabre d'Olivet affirme dans ses souvenirs que les Jacobins purs et durs avaient proposé la dictature à Bernadotte mais celui-ci souhaitait la tenir de la représentation nationale.
La dictature de Bonaparte est accidentelle : elle est la conséquence de sa maladresse et de son désarroi au conseil des Cinq Cents. L'opération parlementaire de Sieyès est compromise : il faut faire donner la troupe alors que celle-ci n'avait qu'un rôle d'intimidation. Dès lors le vrai patron du coup d'État cesse d'être Sieyès pour devenir Bonaparte, un général. De parlementaire le coup d'État devient militaire.

L'accusation de dictature militaire est donc lancée contre le Consulat. En fait, rien ne permet de l'étayer. Bonaparte affirme avec constance la supériorité du civil sur le militaire. Quelques citations : « Nous sommes trente millions d'hommes réunis par les lumières, la propriété, le commerce ; trois ou quatre cent mille militaires ne sont rien auprès de cette masse », ou encore : « Les soldats ne sont que les enfants des citoyens. L'armée c'est la nation ». Thibaudeau rapporte un propos de Bonaparte au conseil d'État : « Je n'hésite pas à penser, en fait de prééminence, qu'elle appartient incontestablement au civil ».
Certes il faut faire la part de l'opportunisme au temps du Consulat : le souvenir du terrible comité de Salut public qui n'hésitait pas à faire guillotiner ses généraux est encore tout frais. Mais rien dans les faits ne permet de parler de dictature militaire. Bien au contraire, beaucoup de généraux complotèrent contre le régime et furent exilés dans des ambassades lointaines. Les généraux n'occupent pas les ministères et les rares officiers envoyés dans des préfectures sont fatigués ou à la retraite. La section guerre au conseil d'État n'a qu'un rôle consultatif. Il n'y a pas une caste militaire contrôlant tout, du pouvoir à l'économie, Assurément la guerre donne au régime une imprégnation militaire : exaltation du chef, stricte discipline, propagande belliciste et monuments guerriers, Mais rien de comparable à une dictature sud-américaine.

Peut-on parler d'un despotisme éclairé tant à la mode en cette fin du XVIIIe siècle ? Ce fut en effet l'époque où un souverain décidait de faire le bonheur de son peuple sans lui demander son avis et souvent même en le brusquant, En fait, les réformes du Consulat s'imposaient d'elles-mêmes et étaient souhaitées, Le Premier Consul agit en accord avec le peuple grâce à la pratique du référendum, Bonaparte remet ainsi son pouvoir en jeu, Cet usage du référendum est contraire à l'esprit même du despotisme éclairé qui tient le peuple pour incapable de comprendre ce qui assurera son bonheur.
Bonaparte est-il un tyran à la façon d'un Caligula ? Se comporte-t-il en homme dont les fantaisies ne sont bridées par aucun obstacle ? Nullement, malgré les affirmations des pamphlets qui suivirent la chute de l'Empire, s'efforçant de créer une légende noire. Bonaparte doit tenir compte de la constitution. Les assemblées ont - en théorie - un rôle de contre-poids même s'il ne faut pas exagérer cette influence comme l'a fait Pietri dans Napoléon et le Parlement.
Il serait plus juste de parler de « dictature de salut public » à la romaine. Napoléon ne manquera pas de le rappeler à Sainte-Hélène : « Lorsque je me mis à la tête des affaires, la France se trouvait dans le même état que Rome lorsqu'on déclarait qu'un dictateur était nécessaire pour sauver la République. Tous les peuples les plus puissants de l'Europe s'étaient coalisés contre elle. Pour résister avec succès, il fallait que le chef de l'État pût disposer de toute la force et de toutes les ressources de la nation ».

Le Premier Consul redresse une situation désespérée : pacification religieuse grâce au concordat de 1801, rétablissement financier (Banque de France, franc-germinal), réformes administratives (loi du 28 pluviôse an VIII créant les préfets), victoires à l'extérieur mettant fin à dix ans de guerre. Certes, comme on tend à le montrer aujourd'hui, cette réussite a bénéficié de certaines mesures et des victoires du Directoire ; reste que Bonaparte apporte une solution, ce que n'avait pu faire le Directoire, aux problèmes hérités de la Révolution.

L'empire de 1804 est la continuation de cette dictature ; l'empire héréditaire n'est que la perpétuation de la dictature de salut public face aux dangers intérieurs (la conspiration de l'an XII) et extérieurs (la troisième coalition). La dictature romaine avait une durée limitée, celle de Bonaparte avait bénéficié au départ d'un délai plus long (dix ans) mais elle restait circonscrite dans le temps. Désormais, elle n'a plus de limites mais n'en est pas moins une dictature.
De là les ambiguïtés du nouveau régime. Le terme de « République » est conservé sur les monnaies jusqu'en 1808, le calendrier républicain ne disparaît qu'en 1806. L'hymne officiel est :
« Veillons au salut de l'Empire ;
Veillons au maintien de nos droits.
Si le despotisme conspire,
Conspirons la perte des rois ! ».

Dans la cérémonie du sacre, la messe a moins d'importance que le serment par lequel Bonaparte s'engage à défendre les conquêtes de la Révolution. Un référendum a d'ailleurs sanctionné l'établissement de l'Empire.
Au demeurant, l'hérédité n'a pas grand sens puisque le nouvel empereur n'a pas d'enfant et que Joséphine répand la rumeur qu'il est incapable d'en avoir, Il s'agit surtout d'éviter dans l'immédiat le vide du pouvoir qui aurait pour effet de favoriser une restauration des Bourbons, perspective qui terrifie les anciens conventionnels depuis la menaçante proclamation de Louis XVIII à Vérone, après la mort officielle de Louis XVII. Ainsi une continuité serait maintenue en cas d'accident ou d'attentat réussi contre Bonaparte.
On reste dans le provisoire faute de trouver une solution qui assurerait l'héritage de la Révolution.


Une monarchie ?


Ce n'est que chez les historiens romains que Cincinnatus, après avoir sauvé la République, retourne à sa charrue.

À partir de son mariage avec Marie-Louise, en 1810, Napoléon, devenu le neveu de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et le gendre d'un Habsbourg, tente de transformer sa dictature en point de départ d'une nouvelle dynastie.
Les signes d'une telle évolution étaient perceptibles dès 1804 sous l'impulsion d'un courant néo-monarchiste qui allait de Fontanes à Fievée. Le premier roi ne fut-il pas un soldat heureux ? Pourquoi ne pas créer une dynastie qui tournerait la page de l'Ancien Régime ? On voit reparaître dans une cour qui copie les vieux usages les plus grands noms de la noblesse. Dans une note du 14 juin 1810 - l'Empereur n'emploie-t-il pas le mot honni de « privilège » ?
En 1811, la naissance du roi de Rome donne enfin à la notion d'hérédité tout son sens. Napoléon peut parler de IVe dynastie. Jusqu'alors, la propagande avait surtout exalté le sauveur, l'homme providentiel, à travers tableaux, estampes, médailles, journaux et bulletins de la Grande Armée. Désormais, le glissement s'opère vers une famille. Une enquête est lancée sur la question de savoir si « l'histoire glorieuse de la IVème dynastie » est bien enseignée dans les lycées. Après les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens, voici les Bonaparte. Ceux-ci ne sont-ils pas alliés aux Habsbourg ?

Une dynastie ne s'impose qu'avec le temps. C'est ce qui a manqué à Napoléon. Il continue à être perçu comme un dictateur, en France même. La terrible affaire Malet, en octobre 1812, souligne cruellement l'échec du projet dynastique. Ni les soldats ni les fonctionnaires, apprenant la mort de Napoléon Ier, ou prétendue telle, ne réagissent en criant« Vive Napoléon II ». C'est qu'il n'y a pas de Napoléon I" ; il y a Napoléon. Un dictateur dont la mort ouvre la voie à tous les reniements ou du moins à toutes les prudences. En 1814, personne ne se soucie du roi de Rome, et pas davantage en 1815. « Ce diable de roi de Rome, on l'oublie toujours », avouait Frochot pour justifier sa pitoyable conduite dans l'affaire Malet. « Je le connais mais ne le reconnais pas », déclare tranquillement Talleyrand apercevant l'enfant à Vienne.

Dans cette absence de distinction entre l'Empereur et un dictateur, il faut faire intervenir le comportement de Napoléon lui-même. Il prend toutes ses décisions sans consultation et n'essaie pas d'imposer une monarchie constitutionnelle, à l'anglaise, qui eût été très populaire. Il se comporte en monarque absolu de droit divin, d'où la nouvelle importance du sacre. Ce n'est qu'à Sainte-Hélène qu'il parlera - mais trop tard - d'une monarchie parlementaire s'appuyant sur les nouvelles élites.
L'idée de succession est-elle écartée après la chute de l'Empire ? Nullement et cette succession continue à être régie par la loi salique. Joseph, l'aîné, qui aurait dû avoir le trône et auquel on a confié, pour régulariser, la couronne d'Espagne, n'a que des filles. Lucien a été écarté de la succession pour cause de mariage condamné par son frère. Jérôme, plus habilement, a su faire amende honorable mais Louis passe devant lui. Il a trois fils : Napoléon-Louis-Charles meurt en 1807, Napoléon-Louis en 1831. C'est Louis-Napoléon qui deviendra Napoléon III. Mais, curieusement, ce dernier passera d'abord par la présidence de la République, comme son oncle avait d'abord été Premier Consul. Comme le premier des Napoléonides, Louis-Napoléon, dans une République vouée à l'anarchie et au désordre (les journées de juin 1848 ont terrorisé tous les propriétaires) prend dans un premier temps figure de sauveur plutôt que d'héritier légitime d'un trône comme Louis XVIII en 1814. N'est-ce pas le prince lui-même qui note : « Dans toutes mes aventures, j'ai été dirigé par un principe. Je crois que, de temps en temps, des hommes sont créés, que j'appellerai providentiels, dans les mains desquels les destinées de leur pays sont remises. Je crois être moi -même un de ces hommes. Si je me trompe, je peux périr inutilement. Si j'ai raison, la Providence me mettra en état de remplir ma mission ». Ce n'est pas au titre de sa naissance que s'impose Napoléon III, mais par un coup d'État qu'approuve une large partie de la population. Toujours la sanction populaire. Et la défaite de Sedan ne permet pas de transmettre la couronne impériale à Napoléon IV. La succession n'est pas automatique, comme c'était la règle (pas toujours suivie) sous l'Ancien Régime.


Un courant politique ?


De Louis-Napoléon Bonaparte, Guizot disait : « C'est beaucoup d'être à la fois une gloire nationale, une garantie révolutionnaire et un principe d'ordre ». Ce qui va en effet porter Louis-Napoléon, c'est en effet une doctrine qui avait manqué au premier des Napoléonides : le Bonapartisme. Certes Bonaparte pouvait faire référence à César (et Lucien ne s'en privera pas dans son fameux Parallèle) mais le neveu dispose lui d'une doctrine cohérente. Elle repose sur le Mémorial de Sainte-Hélène paru en 1823. Las Cases a-t-il arrangé les propos de Napoléon dans un souci de propagande ? C'est probable. Le Mémorial n'en offre pas moins quelques idées fortes.

Le Bonapartisme c'est le retour à l'ordre au sortir de l'anarchie. C'est ce que Napoléon explique à Las Cases et que reprend Louis-Napoléon : « Mon nom est le gage du pouvoir fort et stable, de la bonne administration ».
Ce principe d'ordre fait bon ménage avec un programme libéral. Napoléon n'affirme-t-il pas devant Las Cases : « Rien ne saurait désormais détruire ou effacer les grands principes de notre Révolution. Ces grandes et belles vérités doivent demeurer à jamais tant nous les avons entrelacées de lustre, de monuments, de prodiges... Voilà le trépied d'où jaillira la lumière du monde. Elles le régiront ; elles seront la foi, la religion, la morale de tous les peuples, et cette ère mémorable se rattachera quoi qu'on ait voulu dire, à ma personne, parce qu'après tout j'ai fait briller le flambeau, consacré les principes, et qu'aujourd'hui la persécution achève de m'en rendre le Messie ».
Autre point du programme : l'unification des peuples. Évoquant l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, Napoléon déclare à Las Cases : « J'eusse voulu faire de chacun de ces peuples un seul et même corps de nation. C'est avec un tel cortège qu'il eût été beau de s'avancer dans la postérité et la bénédiction des siècles ».
Dernier principe : la gloire militaire. Elle imprègne le Mémorial et ne devait pas cesser de faire rêver.
Le Mémorial a été lu et médité et finalement trop pris au pied de la lettre par Louis-Napoléon. Celui-ci a souhaité le compléter en développant la théorie du césarisme démocratique dans Des idées napoléoniennes, en 1839. Il y ajoute une dimension sociale avec sa brochure sur L'extinction du paupérisme, en 1844. Il écrit : « La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. Elle est comme un peuple d'ilotes au milieu d'un peuple de sybarites. Il faut lui donner une place dans la société et attacher ses intérêts à ceux du sol ».

À la question « dictature ou monarchie ? », vient se superposer le conflit inévitable entre une tendance conservatrice et une tendance sociale. Le Bonapartisme est-il de droite ou de gauche ? Un certain Bonapartisme s'appuie sur les notables et l'Église, un autre se veut populaire et anticlérical. Ces ambiguïtés ont servi Louis-Napoléon dans sa conquête du pouvoir en 1848, elles sont à l'origine de la chute du Second Empire en 1870.


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# Posté le mardi 07 juillet 2009 16:01

Citations de Napoléon

Citations de Napoléon
"Les hommes de génie sont des météores déstinés à brûler pour éclairer leur siècle."

"L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir."

"Tout pour le peuple français."

" Je ne tiens pas la couronne de mes père mais de la volonté de la nation qui me l'a donné."

"Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit: à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit."

"L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord."

"N'affrontez pas trop souvent le même ennemi, vous pourriez lui enseigner votre art de la guerre."

"Il n'est au pouvoir de personne d'arrêter ma marche, ce serait vouloir arrêter le destin."

"Mon pouvoir tient à ma gloire et ma gloire aux nombres de victoires que j'ai remporté."

"Mourir n'est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir tous les jours."

"N'interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur."

"Si vos hommes vous craignent, ils se battront pour vous. Mais s'ils vous aiment, ils mourront pour vous!"

"En amour comme à la guerre, pour en finir, il faut se voir de près. "

"Une belle femme plait aux yeux, une bonne femme plait au coeur ; l'une est un bijou l'autre un trésor."

"La femme est notre propriété, nous ne sommes pas la sienne ; car elle nous donne des enfants, et l'homme ne lui en donne pas."


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# Posté le dimanche 01 février 2009 06:43

La légende Napoléonienne

La légende Napoléonienne
Napoléon Bonaparte est l'objet d'un mythe, la légende napoléonienne. En effet, peu d'hommes dans l'Histoire de l'Humanité ont suscité autant de haine et d'admiration, et parfois même les deux mêlées. Dès les origines de sa carrière militaire en Italie ou les débuts de sa carrière politique en prenant le pouvoir par le coup d'État du 18 Brumaire, Napoléon s'est inscrit dans l'Histoire et la mémoire des hommes à travers un destin mouvementé et exceptionnel. Son ascension fulgurante, sa gloire française puis européenne obtenue par des conquêtes militaires victorieuses, l'ampleur inédite des dernières déroutes ainsi que ses deux exils ont fait de ce personnage majeur de l'Histoire de France et de l'Europe un homme de légende, tout au long des siècles qui ont suivi son épopée.
La légende napoléonienne est telle que certains donnent à l'Empereur un caractère messianique, que ce dernier n'a pourtant jamais véritablement revendiqué. Ainsi, Élie Faure, dans son ouvrage « Napoléon », le compare à un prophète des temps modernes.
Il y a d'abord l'épopée du personnage, certainement l'une des plus grandes aventures humaines, militaires, politiques de l'histoire. Mais certains évènements plus précis que l'épopée en général, peuvent être évoqués pour tenter d'expliquer le mythe de Napoléon. Sa mort, par exemple, reste mystérieuse et est propice à l'invention de rumeurs, qui ne font qu'entourer la vérité historique de mensonges, qui eux-même ont certainement fait naître une certaine légende napoléonienne. En effet depuis la mort de l'Empereur, le 5 mai 1821, la thèse officielle selon laquelle Napoléon serait mort d'un cancer de l'estomac, est contredite par différentes versions. Certains estiment que le personnage se serait échappé de l'île de Saint–Hélène. Cependant, depuis quelque temps la thèse de l'empoisonnement a fait du chemin, de l'arsenic minéral, plus connu sous le nom de « mort aux rats », aurait été retrouvé dans des cheveux de Napoléon. Selon certains, cet arsenic proviendrait d'aliments ingurgités par l'Empereur. L'empoisonnement serait donc tout à fait plausible. Mais pour d'autres, au temps de Napoléon l'arsenic servait à la conservation des cheveux, ou était employé pour nettoyer les cuves de vin. La question reste donc entière et participe au mythe napoléonien.

Source : Wikipédia

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 12:04

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 12:26

Le Général Bonaparte (1793-1799)

Le Général Bonaparte (1793-1799)
Au début de la Révolution, en 1789, Napoléon ne cesse de penser à sa patrie corse.il finit par y retourner en 1792, brièvement, car il doit reprendre du service dans l'armée française.En 1793, il est envoyé à Toulon, que les français tentent vainement de reprendre aux anglais depuis trois mois.Le capitaine Bonaparte contraint la flotte anglaise à lever l'ancre, la ville est libérée.Napoléon, alors à tout juste 24 ans, est nommé général.Il est envoyé à Paris où il vit misérablement jusqu'au 5 octobre 1795, date à laquelle il réalise un coup d'éclat en sauvant le gouvernement d'une émeute de royaliste.Peu après, il épouse une jolie créole, Joséphine de Beauharnais. et est nommé à la tete de l'armée d'Italie pour combattre les Piémontais et les autrichiens (1796-1797).Bonaparte communique son enthousiasme à ses soldats, peu nombreux.Il remporte plusieurs victoires éclatantes au nord du Pô dont Millesimo, Mondovi, Lodi, Arcole, Rivoli et la prise de Mantoue.Il décide ensuite de marcher sur Vienne qui demande la paix en mars 1797, le général impose le traité de Campo-Formio, La première coalition est détruite.Bonaparte est devenu le général le plus populaire de la république.
Mais le gouvernement redoute la popularité de ce jeune héros.Comme la guerre contre l'angleterre continue, il envoie Bonaparte conquérir la lointaine Egypte, d'où celui-ci pourra menacer la domination anglaise en Inde.Le général s'embarque avec 38000 hommes sur une flotte de 500 vaisseaux réunie à Toulon.Echappant à la surveillance de l'amiral anglais Nelson, il débarque à Alexandrie, le 1er juillet 1798.Le 21 juillet, près des pyramides, il écrase les mamelouks, des cavaliers turcs chargés de défendre le pays.Mais pendant ce temps, Nelson a détruit la flotte française de Méditérranée, et Bonaparte se retrouve bloqué dans l'Egypte qu'il a conquise.Il fait preuve d'une bouillonnante activité : il adapte son armée à la mode du pays.Il crée la première imprimerie du pays, envisage de faire cultiver du coton et lance la construction de moulins à vent.Avec lui sont venus 200 savants français qui, pour la première fois, étudient le climat, les plantes et les animaux de l'Egypte et se penchent sur sa très ancienne histoire.après l'echec de la prise de Saint Jean d'Acre il bat encore les turcs à Aboukir le 1er aout 1799 cela permet d'effacer le souvenir de la défaite navale.Mais les nouvelles qui arrivent de France l'inquiètent.Il confit son armée au général Kléber puis s'embarque discrètement pour la France.

Petit rappel : la 1ere Coalition :
La Première Coalition est une coalition formée entre 1793 et 1797, par les puissances européennes contre la France révolutionnaire.

Elle s'est formalisée après le début du conflit : déclaration de guerre à l'Autriche le 20 avril 1792, puis invasion par la Prusse suite au manifeste de Brunswick (25 juillet 1792).

Après le but avoué de la Convention d'exporter la révolution, l'exécution de Louis XVI en janvier 1793 et l'offensive française sur l'Escaut, une coalition militaire est formée :

Le Royaume de Grande-Bretagne
Le Royaume de Piémont-Sardaigne
Le Royaume d'Espagne
Le Royaume de Naples
Le Royaume de Prusse
L'Archiduché d'Autriche
Les Provinces-Unies

# Posté le mardi 23 décembre 2008 14:45

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 17:03

Le premier Consul Bonaparte (1799-1804)

Le premier Consul Bonaparte (1799-1804)
Le Consulat.

Après le coup d'Etat du 18 Brumaire, Bonaparte, aidé par l'armée, met en place le Consulat.
Ce nouveau gouvernement est composé de trois consuls : Bonaparte lui-même, Premier Consul, qui détient tous les pouvoirs - exécutif comme législatif -, Cambacérès et Lebrun.
Il refuse le retour à la Révolution mais également à l'Ancien Régime. Ainsi le peuple n'élit plus ses représentants et est consulté par plébiscite, l'élection révolutionnaire étant remplacée par la nomination monarchique. L'esclavage est rétabli, la grève interdite et il centralise l'essentiel de l'administration en désignant des préfets, qui lui sont directement redevables, à la tête des départements.
De nombreuses institutions sont crées tel que la Légion d'Honneur (1802), le Code civil (1804).
Une réconciliation globale est entreprise : les émigrés, qui ont combattu la Révolution, sont amnistiés, et un Concordat est signé avec le pape en 1801, qui reconnaît le catholicisme comme religion de la majorité des Français, tandis que juifs et protestants sont libres d'exercer leur culte. L'Etat dirige toutefois l'Eglise en nommant ses représentants.il met fin à la guerre de Vendée qui avait durée depuis plus de sept ans.
Après sa victoire à Marengo, en Italie, en 1800, Bonaparte signe la paix avec l'Autriche, puis avec l'Angleterre, mettant fin à dix années de guerre, ce qui permet à la France de sortir de la crise économique. Bonaparte crée alors le franc en 1803.
Après un plébiscite et le sénatus-consulte du 18 mai 1804, Bonaparte, consul à vie depuis août 1802, se fait proclamer empereur des Français en 1804, sous le nom de Napoléon Ier.

# Posté le mardi 23 décembre 2008 14:48

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 17:09

L'Empereur Napoléon Ier (1804-1815)

L'Empereur Napoléon Ier (1804-1815)
Résumé sur le 1er Empire.

En 1799, Napoléon Bonaparte effectue un coup d'État et est nommé Premier Consul. Chef d'État d'une République redevenue prospère, il est l'homme providentiel sur lequel on peut compter auquel le sénat (se fondant sur le péril d'une restauration monarchique complot royaliste de Cadoudal au mois de février 1804) n'hésite pas à proposer le 27 mars la constitution d'une forme de gouvernement à transmission héréditaire.

Le 18 mai 1804, un sénatus consulte confie le gouvernement de la République au Premier Consul, avec le titre d'Empereur des Français et le plébiscite du 6 novembre 1804 entérine le v½u de toute la Nation en approuvant la motion sénatoriale officiellement par 3 572 000 voix contre seulement 2 572 non. Ainsi voit le jour la Constitution de l'an XII, véritable acte constitutif légitime du passage au Premier Empire. Il y est déclaré que le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire dans sa descendance naturelle, légitime ou adoptive ou, à défaut, dans celle de ses frères Joseph ou Louis, celle de Lucien et Jérôme ayant été écartée (ceux-ci ayant déchu par leur mariage). Puis le 2 décembre 1804 le pape Pie VII reconnaissant du concordat présidera à la cérémonie de couronnement de l'empereur Napoléon Bonaparte et de l'impératrice Joséphine à la cathédrale Notre-Dame de Paris sous le nom de Napoléon Ier.

À sa sortie de l'église l'homme acclamé est un chef d'État représentant à la fois le consensus politique d'une nation et un monarque choisi et protégé par la grâce de Dieu.

Toutefois, la couronne du sacre posé sur lui, l'empereur est regardé à l'étranger comme l'héritier d'une révolution fondamentalement antimonarchique. Cette ambiguïté est sans aucun doute le point faible du régime. Napoléon va comprendre que le pays a besoin de structures stables et hiérarchisées, il s'attache à reconstituer la rigidité de fonctionnement de la société d'Ancien Régime.

C'est par ses victoires et alliances militaires que Napoléon Bonaparte fit régner l'Empire sur la presque totalité de l'Europe continentale. Or, dès le premier jour, celui-ci étant menacé par la troisième coalition, la victoire décisive des Français à la bataille d'Austerlitz écartait, mais pour un temps seulement, la menace qui pesait sur l'Empire. La Grande Armée soumit la Prusse en 1806 avant d'entrer en Pologne pour enfin défaire la Russie à la bataille de Friedland en 1807. Sur cette base, Napoléon put imposer le traité de Tilsit en juillet 1807 mettant ainsi, pour un temps, un terme à ce qui avait été deux ans de guerre ininterrompue en Europe continentale.

L'engagement de la France dans les affaires de la péninsule ibérique a tôt fait de déclencher la Guerre d'Espagne, un conflit brutal qui s'étalera sur plus de six ans et qui affaiblira l'Empire de manière importante. En 1809 la France et l'Autriche se livrèrent la guerre de la cinquième coalition ; la France triomphait à nouveau et imposait le traité de Schönbrunn aux Habsbourg. En 1812 toutefois, des tensions diplomatiques avec la Russie trouvèrent leur solution par l'invasion de Napoléon. Celle-ci se révèlera catastrophique pour la France et pour l'Empire ; en 1813 la guerre contre la sixième coalition vit la France expulsée de l'Allemagne ; le 6 avril 1814 Napoléon abdiqua. Il tenta un retour en 1815 mais la déroute de l'armée française à la bataille de Waterloo contre les Alliés finit d'achever les derniers restes de l'Empire.

À son apogée en 1812, l'Empire Français comptait 130 départements, déployait 600 000 hommes contre la Russie tsariste, régnait sur plus de 44 millions de sujets. L'Empire maintenait une présence militaire étendue en Allemagne, Italie, Espagne et sur le Duché de Varsovie. Il pouvait compter la Prusse et l'Autriche parmi ses alliés déclarés. Le destin de l'Empire fut intimement lié à celui de son armée, dont les premières victoires exportèrent à travers les institutions des pays conquis plusieurs des traits idéologiques de la Révolution. La justice et la solde seigneuriales furent abolies partout où passa l'armée française. Les privilèges aristocratiques furent éliminés sauf en Pologne et le Code Napoléonien fut introduit à travers le continent, rendant tout un chacun égal devant la loi. Il établit le système de jury et légalisa le divorce.

Napoléon réarrangea la carte de l'Europe et attribua plusieurs titres de noblesse à sa famille et ses proches sur les trônes de différents pays d'Europe. Son règne fut éminemment népotique.

# Posté le mardi 23 décembre 2008 14:50

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 17:12

Le Roi d'Italie Napoléon Ier (1805-1815)

Le Roi d'Italie Napoléon Ier (1805-1815)
Napoléon se voit conférer le titre de roi d'italie par la Consulte italienne, réunie à paris.La République italienne est érigée en royaume.
Le couronnement du roi d'Italie eut lieu le 26 mai 1805, dans la cathédrale Saint-Ambroise (le Dôme) de Milan. « Comme s'il eût cherché de nouveaux auspices de bonheur et de gloire pour le royaume d'Italie, on vit avec un sentiment d'orgueil et de confiance la couronne de cette monarchie soutenue par celle de l'Empire français » , écrivit Talleyrand qui avait tant cherché à éviter qu'on en arrive là. Le rituel suivi ressemblait à celui du sacre de Notre-Dame, mais ce fut l'archevêque de Milan et légat du pape à Paris, Caprara, qui officia. Napoléon posa lui-même sur sa tête la couronne de fer – celle des rois lombards qu'avait portée Charlemagne, à partir de 774 –, par-dessus la couronne impériale, prononçant les mots sacramentels : « Dieu me la donne, gare à qui la touche ! » . Il prononça ensuite le serment : « Je jure de maintenir l'intégrité du royaume, de respecter et de faire respecter la religion de l'État, de respecter et de faire respecter l'égalité des droits, la liberté politique et civile, l'irrévocabilité des ventes de biens nationaux, de ne lever aucun impôt, de n'établir aucune taxe qu'en vertu de la loi, de gouverner dans la seule vue de l'intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple italien » . À lire ce texte, les Italiens avaient réussi à faire admettre plusieurs de leurs conditions à la transformation de la république en royaume.
Par ce couronnement il devient le descendant des rois lombards.

# Posté le mardi 23 décembre 2008 14:57

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 17:07